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L’Aïki no Michi

Qu’est ce que l’AÏKI no MICHI ?

GEUn art dont les origines martiales sont toujours présentes.

L’Aïki-no-michi est né au Japon en 1940 sur la base de l’étude des disciplines martiales millénaires.

L’Aïki no michi est une méthode d’éducation pour une meilleure position de chacun dans son environnement et dans le respect des autres.

La discipline est constituée de principes révélés à travers un ensemble de techniques dont le retentissement et la diffusion passent par le corps vers l’intérieur de soi.

         Deux Aïki sont possibles :

Un basé uniquement sur la technique et la force ;

Un autre basé sur la connaissance de la structure humaine, de ses appuis et de ses déséquilibres.

Ô SenseiL’Aïki-no-michi est l’art martial de la relation !

La tradition est en permanente évolution, sinon elle se sclérose, il faut l’adapter au temps et aux hommes. Il ne nous viendrait pas à l’idée d’utiliser le même langage pour s’adresser à un guerrier ou à un enfant.

Les premiers pratiquants de disciplines dites martiales que nous appellerons Budo signaient de leur sang le registre du l’école où ils avaient choisi de suivre l’enseignement. Qui pourrait aujourd’hui imaginer de pareilles pratiques ? Pourtant, le principe, les valeurs que nous voulons promouvoir sont toujours les mêmes, seuls la démarche et le langage ont subi des transformations.

Si les Budo avaient été choisi parce qu’étant le bon moyen pour arriver à une meilleure utilisation de l’énergie, c’est justement à cause de ses fondements.

En effet, dés les premiers instants de la pratique, on apprend au budoka à ne pas résister à la force de l’autre, à céder en apparence pour vaincre dans les meilleurs conditions ; détourner la force de l’adversaire, équilibre, déséquilibre, actions, réactions, confusions, tout doit être mené avec une telle subtilité, que l’on conçoit fort bien que, avec le temps, cette attitude mentale puisse avoir une influence prépondérante sur l’enrichissement de la personnalité.

Il est certain que, pratiquée sans tenir compte de cette conception, l’activité ne pourrait plus s’intégrer dans un « Budo », puisqu’elle ne respecterait plus le principe. Il est certain également que l’influence qu’elle pourrait avoir sur la personnalité s’en trouverait altérée, amoindrie. La pratique actuelle des Budo a tendance à s’orienter dans cette voie. Certains combattants préfèrent cultiver la force au lieu d’affiner leurs sensations. Il en résulte des disciplines dures, moins spectaculaires, moins élégantes, un Budo qui ne peut plus être pratiqué que par des athlètes en superforme.

C’est probablement une des causes de la désaffection de toute une population qui était venu avec le désir de pratiquer une activité agréable, avec d’autres arguments que l’utilisation de la force, une activité dont on lui avait vanté la subtilité des principes. Je pense que les enseignants ont leur part de responsabilité dans cette évolution, car eux aussi ont cédé à la facilité, quelquefois pour s’affirmer auprès des autorités locales, ou bien pour céder aux lois de la concurrence.

Quelques-uns ont préféré fabriquer un champion minime sans technique, plutôt que des passionnés par la recherche du principe. Or, les Budo s’apprennent et, dans cet apprentissage, il y a des normes, une progression, des paliers à respecter, pour conduire le pratiquant vers le maximum de ses capacités.

Le club est le lieu privilégié pour apprendre les fondements d’un Budo, pour « faire » de la technique. Si cette éducation n’est pas entreprise à ce niveau, le jeune pratiquant en sera marqué pour le restant de son existence. Personne d’autre, aucune autre structure, ne lui apportera ce que pouvait lui apporter le club, car il aura déjà des habitudes, quelquefois des défauts, grâce auxquels il aura obtenu quelques résultats et qui masqueront l’absence de cette formation initiale indispensable. C’est donc par l’amélioration de la formation de la « base » qu’une nation peut évoluer vers une meilleure pratique, vers une meilleure technicité de son élite. Tous les pays, maintenant, connaissent les meilleures méthodes pour la mise en condition optimale de leurs athlètes. Je suis persuadé qu’un jour viendra où la différence se fera de nouveau par la qualité technique, par la pratique d’un Budo dont on aura retrouvé la subtilité du principe.

Évolution des structures

Nous avons vu, par ailleurs, l’importance du Dojo, de ses structures, de son organisation dans l’éducation par le Budo. Or, à l’heure actuelle, un grand nombre de club sont privés de cette structure idéale et sont obligés de se contenter d’un coin de gymnase omnisports qu’ils partagent, quelquefois aux mêmes heures, avec d’autres disciplines. Dans ces conditions, il sera bien difficile d’imposer des normes traditionnelles. Cela ne va pas faciliter la tâche de l’enseignant, qui devra faire preuve de beaucoup d’imagination pour mener à bien sa mission d’éducateur. Il faudra, selon les lieux, qu’il invente des pédagogies nouvelles, des moyens originaux, pour que, malgré tout, la mission d’enseigner selon les principes puisse être respectée.

Dans les Budo, plus peut-être que dans d’autres disciplines, l’exemple est l’une des valeurs essentielles. Cela est dû probablement à nos traditions, à notre organisation, mais surtout à la valeur attribuée au grade et, en particulier, à la ceinture noire. Il n’est que de se rappeler les premiers instants dans le Dojo de nos débuts, de la première rencontre avec une ceinture noire et du choc que cela avait produit en nous.

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