images (6)En lecture ou en écriture, on commence par les voyelles et les consonnes, puis les syllabes : Be, A… BA. En maths, on commence par les chiffres, les nombres et les tables de multiplications : 2 fois 2 : 4…3 fois 2 : 6…

Mais en Arts Martiaux… qu’en est-il ?

L’Aïkido n’est fait que de mouvements naturels, déjà présents dans le corps humain.

Le corps humain ne peut produire que certains mouvements. La marche en soit représente déjà le fondement d’une technique. Marcher en balançant les bras à contre hanche, est le schéma de ShomenUchi / IkKyo.

Chaque déplacement de pied ou de main est une technique en soi. C’est-à-dire que tous les mouvements et attitudes de la vie quotidienne comme s’asseoir, se lever, marcher, lever ou baisser, plier ou déplier les bras, serrer ou desserrer les doigts, sont le ferment qui doit intimement mettre en valeur les techniques de l’Aïkido,

La qualité première requise dans les arts martiaux est la mobilité. Il faut donc commencer par apprendre à marcher naturellement… debout, ou à genoux… 

Pied

L’empreinte normale d’un pied, montre que la partie avant est l’appui qui permet l’avance et la direction de la marche. La partie arrière – l’astragale – n’est qu’une sécurité d’appui et de stabilité à l’arrêt.

Pied 2Lors d’un pas, la poussée vient de la partie avant du pied, laquelle quitte le sol en dernier. En reculant, l’avant du pied se pose au sol en premier.Une marche normale commencera donc sur la partie la plus importante du pied : l’avant, phalanges et Ayumi ashimétatarses.

La marche sur l’astragale provoque trop de chocs qui se répercutent jusqu’au cerveau. La marche sur l’avant du pied, présente également l’intérêt d’être silencieuse… Ayumi Ashi / marcher, consiste donc à poser l’avant du pied en premier, « …en laissant l’espace d’une feuille de papier sous le talon… »  dit Ô Sensei. 

Poser un pied devant l’autre, n’est pas si simple. La marche simple, demande une certaine technique. Ayumi     Ashi, est une suite d’arrêts et de déséquilibres suivis d’équilibres… Il y a d’abord transfert de masse sur le pied avant, puis déplacement du pied arrière vers l’avant. Puis transfert de masse sur ce même pied et ainsi de suite… 

Le terme japonais « Ashi » comporte deux éléments. La bouche  qui symbolise l’homme, et le pied  qui signifie aussi : arrêter. Un des éléments de la marche, est de prendre conscience que le pied humain n’est utile, n’entre en fonction que arrêté… Un pied soulevé ne sert pas à grand-chose. et quand poser ses pieds devient une technique en soit.

Pour une meilleure répartition des charges et des impacts au sol dus au poids du marcheur, il est bon de s’efforcer de poser le pied avancé, sur la partie avant du pied, sinon à plat, ceci à fin d’éviter le choc du talon au sol. 

Les pas glissés s’ajoutent à cela. Il en existe deux avec leur variation avant / arrière. Ce sont : Okuri Ashi et Tsugi Ashi.

 Ayumi ashi

Okuri Ashi consiste à glisser le pied avant vers l’avant, et faire suivre le pied arrière de la même valeur.Ayumi ashi

 

 

Tsugi Ashi consiste à glisser le pied arrière vers l’avant et à faire avancer le pied avant vers l’avant d’autant.

 

Ces deux déplacements sont pratiqués en avant

et en arrière,en inversant l’ordre des pas.

 

 

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